vendredi 26 avril 2013
Concours d'histoires!
Victor Hugo peut aller se rhabiller ! Les Pirates ont sorti leur encre et leur plume pour vous écrire des histoires toutes plus romanesques les unes que les autres (un petit mensonge ne fait pas de mal). Merci de prendre le temps de lire les 6 histoires suivantes et d’envoyer vos votes à Orzon en message privé. Par soucis d’équité, les histoires sont pour le moment anonymes.
HISTOIRE n°1 : Sujet imposé : « En cueillant des jonquilles dans La Forêt des Centaures Maudits, un jeune enfant trouve un caillou magique. »
Il était une fois, une petite fille de 67ans nommée CheshireCat s'amusait sur sa balançoire, quand elle eu l'idée de cueillir des jonquilles pour mettre sur la tombe de son chat mort écrasé par un semi-remorque de 56Tonnes. Elle s'en alla vers la foret des centaures maudits, plus connu sous le nom de "Bois de Boulogne". Elle y croisa Fracasseuse, Un(e) ami(e) de longue date qui jouer avec ses ami(e)s. Elle continua son chemin et commença à cueillir ses jonquilles, quand tout à coup, elle vu un caillou briller entre les feuilles des fleures. Elle le ramassa, et HOP, comme par magie, une licorne apparue. Cheshire fut la petite fille de 67ans la plus heureuse. Elle qui rêvait toutes les nuits d'en voir une pour de vrai avait une magnifique licorne, avec son pelage multicolore, et sa grande corne juste devant ses yeux. Elle monta sur son dos, et s'en alla chez elle pour montrer a sa famille sa découverte.
Arriver devant chez elle, Lueva, sa sœur qui se balancer sur la balançoire avec son ami Orzon, Demanda "Waaaw chesh , Tu as trouvé ca ou ? Elles sont magnifique tes
jonquilles !".
-"Mais non lulu ! Regarde cette licorne ! Je l'ai trouver dans la foret des centaures maudits !" s'écriât Cheshire
- "Mais qu'est ce que tu me raconte ? Tu te fais des films ? Ne dit surtout pas ca a maman ou elle va te renvoyé en hôpital psy !" répondit lulu
- "Ho ! Tu as été a la foret des centaures maudits ?? Ca fais longtemps que j'ai pu été, avant j’y allait tout les jours avec Fraca et ses ami(e)s" constata Orzon
Alors que Cheshire continuais d'affirmé être sur le dos d'une licorne, que lueva voulais lui montrer la verité par tout les moyens possible, et que Orzon se rappelai de ses souvenirs dans la foret des centaures maudits, le second chat de la famille, qui était la pour remplacer l'ancien, sorti de la maison par la chatière, et s'en alla vers la maison en face retrouver ses amis chats. Il passa la grille d'entrée, et couru pour traverser la route, quand tout a coup ........
La suite dans un autre épisode !
Va t'il se faire écraser par un semi remorque de 56 tonnes comme son prédécesseur ? Va
t'il sauter sur un vélo qui passais tranquillement pour lui voler son vélo et son argent ?
Ou va t'il tout simplement arriver de l'autre coté de la rue où un gentil restaurateur l'abattra pour en faire le plat du jour du lendemain ? Restez branchez sur *BIP* TV ! Tout de suite, retrouvez le dernier numéro de la Gazette du Pirate en exclusivité mondiale !
HISTOIRE N°2 : sujet imposé : «Décrire une prairie magique avec : des fleurs géantes, des papillons qui font des paillettes quand ils volent, des zombies qui mangent des doigts de pieds et un noir qui porte un sac banane.»
Seul et fatigué, le professeur Ewen Twiskitzy rangeait sa salle de classe après son interminable journée de cours, déprimé à l’avance de rentrer chez lui, dans sa maison vide et froide. Il attrapa sa veste, ferma la pièce à clef et traina des pieds dans les rues déjà assombries menant jusqu’à chez lui, perdu dans ses pensées et la mine morose. Peu enjoué d’arriver à destination, le jeune professeur prit un détour, passant par une rue étroite et peu fréquentée. Tout en songeant à sa vie minable et vide de sens.
Soudain, un bruit, un bruissement d’aile… Ce petit son le fit sortir de sa rêverie, et, quelque peu étonné, Ewen chercha autour de lui d’où cela pouvait venir, il aperçu alors, dans une ruelle annexe, une vive lumière blanche d’où s’échappaient quelques paillettes.
S’approchant prudemment, il se sentit tout à coup aspiré par cette lumière…
Ebloui et encore étourdi par cet étrange phénomène, Twiskitzy redressa la tête et se figea. Devant lui, une immense étendue d’herbe, une gigantesque prairie qui semblait s’étendre à l’infini. N’en croyant pas ses yeux, Ewen papillonna des paupières, se pinça, et se rendant à l’évidence, se dit qu’il ne rêvait pas. Il s’avança doucement dans cette pelouse tellement verte qu’elle paraissait irréelle et se stoppa net, complètement abasourdi…
Des fleurs, une multitude de fleurs se dressaient à quelques centimètres de lui, mais pas n’importe quelles fleurs ! Des fleurs gigantesques ! Qui n’étaient pas devant lui un pas plus tôt !
« Je deviens fou… Je dois rêver »
Cette constatation ne l’étonna pas vraiment, se sachant déjà légèrement dingue, il se dit qu’un peu plus ou un peu moins ne ferait pas grande différence. S’approchant d’une des plantes, il tendit la main pour s’assurer qu’elle existait bien. Et quelle ne fut pas sa surprise lorsque la fleur se mit à bouger, s’abaissant vers lui et semblant l’observer avec ses pétales.
Choqué, le professeur se recula vivement et atterrit sur les fesses. Il commença alors à paniquer lorsqu’il se rendit compte que ce n’était plus de l’herbe en dessous de lui, mais des doigts de pieds, tout un « lac » de doigts de pieds… Il cria et se releva en un bond, cherchant une issue autour de lui, les fleurs semblaient s’être éloignées de plusieurs centaines de mètres, alors qu’il n’avait fait que quelques pas en arrière. A la fois dégoûté et affolé, il réussit tout de même à sortir de ce marécage immonde et repoussant après avoir pataugé pendant plusieurs minutes… Se demandant comment il en était arrivé là, Ewen se recroquevilla sur un coin d’herbe, en psalmodiant des phrases intelligibles. Ce début de rêve c’était transformé en cauchemar…
Ne sachant que faire, il regarda autour de lui, cherchant des yeux une sortie. C’est à ce moment qu’il aperçu quelqu’un marcher près du marais… Il se releva et s’approcha en courant presque, sentant l’espoir envahir sa poitrine.
« Pitié, pitié, faîtes que je ne rêve pas et qu’il y a bien quelqu’un !»
Arrivé à quelques mètres de l’individu, le jeune professeur ralentit un peu sa course, pas très rassuré par la démarche quelque peu inhabituelle de la personne, qui s’approchait de plus en plus du lac.
« Mais qu’est-ce que… »
Devant son air abasourdi, l’étrange créature se pencha vers l’étendue de doigts de pieds, plongeant la tête dedans et en ressortit quelques secondes plus tard avec la bouche pleine… d’orteils… Tétanisé au-delà des mots, Ewen resta un instant sans bouger, puis hurla en retenant ses haut-le-cœur. L’individu se tourna alors doucement vers Twiskitzy, et c’est à ce moment que ce dernier aperçu les morceaux de peaux décomposés sur son visage, ses bras décharnés et les morceaux de vêtements décrépits que ce monstre portait.
« Que… Oh mon dieu… Un zombie ? Suis-je en train de faire un rêve avec des fleurs géantes, une marre de doigts de pieds, et un putain de zombie ??? »
Complètement halluciné et effrayé, le professeur se retourna pour s’enfuir à nouveau.
C’est alors qu’il se rendit compte qu’une horde de zombies venaient vers lui, en baragouinant des ‘’Ouaargh …. Eurk… Glubz ‘’.
« Non, non, non… C’est pas possible, c’est pas possible »
Il se retourna de nouveau pour voir le premier zombie en train de… nager… ? Patauger dans ce marécage nauséabond, paraissant le fixer de ses yeux vides, tout en grignotant un bout d’orteil. Ewen ferma fort les yeux, espérant se réveiller, priant pour que ce cauchemar cesse enfin. Terrifié, il sentit quelque chose lui agripper le bras, il ouvrit grands les yeux et dirigea son regard vers ce ‘quelque chose’.
« Toi venir. »
C’est la seule et unique chose qu’il entendit avant que le ‘quelque chose’ qui était en fait ‘quelqu’un’ ne le fasse courir à travers la prairie pour l’emmener loin des zombies.
Après quelques minutes de course effrénée, ils s’arrêtèrent près d’une gigantesque et magnifique fleur, un peu moins grande que celles qu’Ewen avait vu au début de son épopée, mais hors-norme tout de même. Le professeur s’adossa contre la tige tout en reprenant son souffle.
« Toi partir d’ici. Ici dangereux ! »
Se remettant les idées en place, Ewen détailla son sauveur : C’était un grand homme, noir de peau et avec de grosses dreadlocks. Il avait un air sévère sur le visage, et avait l’air de tenir son sac banane comme s’il avait peur qu’il s’échappe. Le professeur hésita un instant, puis lui répondit finalement :
« Je ne sais pas comment faire ! Je ne sais même pas comment j’ai pu atterrir ici ! »
« Toi rentrer chez toi ! Ou toi te faire manger par fleurs. »
« Ce ne sont pas les fleurs qui me font le plus peur, crois-moi… Sais-tu comment sortir
d’ici ? Je veux simplement rentrer chez moi… »
L’homme le regarda étrangement pendant un instant puis s’agenouilla près de lui.
Il ouvrit son sac banane précautionneusement, ce qui semblait étrange venant d’un homme à l’air si bourru, et trois papillons en sortirent… Ewen, que plus rien étonnait, regarda les papillons qui volaient en parsemant des paillettes avec un air blasé, se demandant à quel point il était devenu dingue.
« Toi suivre papillons. Eux montrer sortie à toi. »
« Vraiment ?! Merci ! Merci infiniment ! Je ne sais pas quoi faire pour vous remerciez…
Je… »
« Toi te mettre tout nu ! »
«…»
Ewen le fixa d’un air éberlué, quand tout à coup le grand homme noir s’esclaffa avec son rire gras.
« Moi rigoler. Toi partir… Vite ! »
Puis il se détourna de lui et partit sans rien ajouter de plus. Toujours interloqué, le professeur cligna des yeux et se rendit compte qu’il n’apercevait déjà plus l’homme. Il eu un mouvement de recul lorsque qu’un des papillons passa devant lui, semant ses paillettes derrière lui, il le suivit des yeux et se mit rapidement debout, car les papillons commençaient déjà à s’éloigner. Ils l’amenèrent à un endroit où l’herbe avait quelque peu noircie et où se trouvaient seulement deux tulipes géantes, qui se rejoignaient en arc au dessus de lui. Les papillons passaient et repassaient à l’intérieur de cet arc. Ewen s’avança lentement, puis fit un pas pour passer à travers l’arc que formaient les deux fleurs, puis… plus rien…
Plus d’herbe verte à perte de vue, plus de fleurs géantes, plus de papillons (étaient-ce leurs paillettes qu’il avait cru voir avant d’être aspiré par la lumière blanche ?), plus de zombies, plus de ciel bleu et de soleil éclatant.. Plus rien de tout ça. Uniquement un vieux canapé, une table basse faite de bois, et un petit téléviseur qui avait fait plus que son temps. Il s’écria alors :
« Je… Je suis rentré ! Je suis rentré !! »
Ewen tourna sur lui-même, s’assurant qu’il était bien rentré, heureux au possible d’être enfin chez lui, ne se posant même pas la question de comment il était arrivé là. Il regarda l’endroit par lequel il était revenu… Son miroir sur pied que sa grand-mère lui avait confié il y a quelques jours... Un simple miroir… Ne voulant rien s’avoir de plus, le jeune professeur s’éloigna de ce miroir maudit et se dirigea vers sa chambre afin de s’accorder un repos bien mérité, se disant qu’il faudrait qu’il pense à mettre ce miroir aux ordures le lendemain.
« Finalement, ma vie n’est pas si mal que ça… »
Pensa-t-il en jetant un dernier coup d’œil au miroir.
HISTOIRE N°3 : Sujet imposé : « Un avocat débutant atteint du Syndrome Gilles de La Tourette en plein procès. »
Cliquez sur le lien ci-dessous pour accéder à l’histoire numéro 3 :
Objection... Connard!!!
HISTOIRE N°4 : « Un homme tue des gens pour leur couper la jambe gauche (qu’il garde comme trophée). Un jour, il assassine quelqu’un qui est amputé de la jambe gauche. Perdu, il ne sait plus quoi faire… »
C’est en 1412 que Jeanne d’Arc, qui était tout aussi pucelle que Brigitte Fontaine, naquit à Domrémy – non loin de Fasollasi- et qu’un destin hors du commun allait voir le jour. Tout le monde connaît l’histoire de cette jeune femme, une vie passionnante que n’importe quel écrivain en herbe aimerait raconter. Malheureusement, ce n’est pas du tout le thème que l’on m’a donné et cette histoire n’a donc rien à voir avec Jeanne d’Arc (une prochaine fois peut-être…). Ici, il est question de Jason, qui n’avait pas eu la chance de pouvoir choisir son prénom à la naissance. C’est à Roubaix que Jason a grandit, fait ses études et trouver son premier emploi de laveur de vitres. Complexé par son mètre 60 et ses quelques kilos en trop, Jason avait contracté à l’âge de 12 ans, un bégaiement qui l’empêchait d’avoir des conversations avec ses pairs. Et comme si cela ne lui suffisait pas, il était né avec un strabisme important. Sous ses vêtements sans formes, il supportait à longueur de journées les moqueries, les railleries et les insultes des badauds qu’il croisait. Tout petit déjà, ses camarades de classe l’avait surnommé Maitre Yoda, surnom qu’il a gardé depuis. Il se souvient qu’un jour, la jolie petite fille blonde qu’il aimait en secret au collège lui avait dit :
« _ Il ne te manque plus qu’une jambe de bois et ça serait la totale !
Plus que cette moquerie, il se rappelle du long fou rire qu’elle avait eu après cette
phrase. Choqué, il n’avait pu sortir autre chose que :
_ Ou.. Ou… Oui… »
Alors, le soir, il pleurait dans son lit, pendant que ses parents se disputaient dans la pièce d’à côté au sujet des beuveries répétées du père. Il haïssait son père, il le trouvait lâche. Il haïssait la lâcheté, c’est d’ailleurs pour ça qu’il se détestait lui-même, il avait dû hériter ça de son père. Mais il haïssait aussi sa mère. Cette femme qui ne pensait qu’à plaire aux hommes qu’elle croisait, si elle avait été un tant soit peu jolie, elle aurait trompé son mari sans aucun scrupule, Jason en était sûr. Il haïssait aussi les jolies petites filles blondes qui avaient un rire démoniaque. Il haïssait ses quelques amis, ses collègues… Il haïssait le monde entier – même Charles Aznavour et sa bohème affligeante. Même son boulot le répugnait au plus haut point. Il n’aimait qu’une seule chose, sa passion qu’il a découvert sur le tard, vers 23 ans, lorsqu’une nuit de pleine lune, il croisa un homme bien dans sa peau, le genre d’homme sur qui toutes les filles se retournent, tout le contraire de Jason. Alors, il sentit une rage folle l’envahir contre cet homme gâté par le destin et par la vie, il sortit sans raison apparente, le couteau suisse que son père lui avait acheté le jour de ses 20 ans, le serra fort dans sa main gauche et frappa fort dans le dos du pauvre homme qui s’écroula instantanément. Jason aimait tuer.
Et pour se souvenir de ces instants magiques où le couteau ressort de la plaie béante, ce moment où la vie s’éteint progressivement dans les yeux de ses victimes, il avait pris l’habitude d’amputer ses « jouets » comme il les appelait, de la jambe droite, trophée qu’il exposait ensuite dans le réfrigérateur de la cuisine de son modeste studio décoré de manière très sobre. Avec le recul, il analysa ce geste comme une vengeance de la jolie petite fille blonde et de sa moquerie de la jambe de bois. Souvent, il brûlait d’envie de raconter les anecdotes de ces meurtres à ses « amis » mais il les savait trop « imbéciles » pour comprendre. Il aurait voulu leur raconter le soir où, armé d’une hache de mauvaise qualité, il avait frappé si fort contre l’os de la dépouille que la tête de son outil s’était décroché, et qu’il avait dû finir son œuvre avec une scie circulaire, ou encore le jour où une de ses victimes s’était « réveillé » alors qu’il était en pleine découpe, certainement l’effet d’un nerf qui avait été sectionné et qui avait provoqué une réaction du cadavre. Surpris, il était tombé à la renverse, avait beaucoup rit, puis s’était remis au travail.
C’est le soir de son 25ème anniversaire, alors qu’il buvait une menthe à l’eau, seul dans un café, pour l’occasion, qu’il remarqua, à une table non loin de la sienne, un jeune homme attablé avec quatre filles… quatre blondes…
« Regarde moi ce play-boy des bacs à sable, trop confiant, trop sûr de lui et de son pouvoir de séduction… Il sourira moins quand je l’aurai charcuté… Mon petit, ce soir, tu seras mon cadeau d’anniversaire… » pensait-il dans son for intérieur.
Après quelques minutes, le séduisant jeune homme se leva, prit son manteau en cuir et sortit du café, sûrement pour rentrer chez lui. Jason le suivit, les yeux avides de sang. C’est au détour d’une rue sombre et étroite qu’il entreprit de s’offrir son cadeau d’anniversaire. D’un geste, il empoigna la malheureuse victime, puis lui asséna un violent coup de couteau dans le ventre et le regarda mourir… lentement…
Jason déshabilla alors le cadavre pour lui arracher la jambe, mais une fois l’homme nu, il se rendit compte de l’horreur de la scène qui se déroulait devant lui. Le Play Boy des bacs à sables était amputé des deux jambes. Deux prothèses en résines de polyester : voilà ce qui allait mettre fin à la série de meurtre de Jason.
Bien sûr, il pensa d’abord à se suicider, mais comme vous le savez, il était trop lâche pour ça. Il préféra vivre avec cette vengeance de la nature. Aujourd’hui, Jason essaye de se reconstruire péniblement auprès de sa femme qu’il haït. Et comme un dernier signe du destin, il a trouvé un nouveau travail, le seul emploi qu’il ait trouvé en 3 ans de recherches laborieuses : Jason est cordonnier.
HISTOIRE N°5 : Sujet imposé : « La vache qui rêvait de goûter à l’herbe sur la Lune. »
Encore un jour paisible dans la verte vallée de Yoyodine, les oiseaux chantaient, les abeilles butinaient et Rainbow, la vache, broutait tranquillement dans son pré.
Elle était belle, Rainbow, avec toutes ses couleurs pimpantes. Pourtant issue d’une longue lignée de Holstein, elle était destinée, comme tous ses ancêtres, à vivre une vie monotone, à l’image de leur de leur robe noire et blanche.
Mais, il y a quelques années, une nuit de juillet, Eglantine la vache se mit à meugler de toutes ses forces dans son étable, réveillant Mr Gaston le fermier qui accouru aussi vite que possible.
Il arriva, essoufflé, et vit sa belle vache allongée au sol, immobile. L’air était lourd des semaines qu’aucune goutte d’eau n’était tombée du ciel qui se maintenait d’un bleu azur, et on sentait que le ciel chargé de cette nuit ne tarderait pas à céder sous la pression. Cette chaleur mêlée à l’odeur de l’étable rendait la respiration du fermier difficile et il savait déjà qu’une longue nuit l’attendait.
Des heures que la pauvre bête souffrait et le veau n’était toujours pas sortit d’un millimètre. Dehors le tonnerre grondait et des éclairs striaient le ciel à intervalle de plus en plus rapproché, affolant un peu plus les autres animaux du bâtiment à chaque coup. Un énorme éclair doré déchira le ciel juste à côté de l’étable, faisant sursauter le vieux fermier par son grondement. Il observa sa vache et vit une petite tête en sortir doucement. Un petit bruit se fit entendre sur le toit, puis un deuxième, et bientôt des centaines de petits bruits secs se firent entendre et l’air s’adoucit soudainement… Il pleuvait enfin.
Soulagé par ce soudain rafraichissement, Gaston observa Eglantine mettant bas, et se rendit compte que le veau qui était en train de naître n’était pas comme les autres. Et chaque minute qui s’écoulait le confortait dans son idée. Une fois le petit totalement sortit, le vieil homme l’observa sous toutes les coutures, cherchant une réponse logique à ses questions, mais rien ne lui vint à l’esprit. Il regarda le spectacle qui se dessinait sous ses yeux, totalement interloqué. Eglantine, sa magnifique Holstein, était en train de prendre soin de son veau à la tête violette, les pattes avant indigo, le dos, séparé en trois parties était bleu, vert et jaune, sa croupe d’un orange vif et sa queue s’étalait comme un petit ruban rouge.
Le fermier tenta tout ce qu’il pouvait pour redonner une couleur normale à la vachette mais rien ne fonctionnait, il décida donc de lui donner un nom en rapport avec sa particularité, d’où le nom de Rainbow. La petite vache était adorable et aimait plus que tout gambader dans l’herbe humide sous les rayons du soleil, ce qui semblait encore plus faire ressortir ses magnifiques couleurs. Des gens de toute la région venaient la voir, les plus grands la prenaient en photo, les plus jeunes jouaient avec elle et grimpaient sur son dos.
Mais la fin de l’été approchant les touristes arrêtèrent de venir, et les riverains, habitués à sa présence, retournèrent à leurs occupations, la laissant seule. Elle tenta de chercher de la compagnie auprès des autres bovidés du champ mais, jalouses de l’attrait qu’elle avait engendré, et effrayées par sa différence, les vaches interdisaient à leurs petits de jouer avec elle. Et la pauvre Rainbow se renferma sur elle-même, perdant peu à peu sa joie de vivre. Seule sa maman continuait à passer du temps avec elle, lui racontant des centaines d’histoires de petites vaches courageuses qui vivaient leur vie sans se soucier du regard des autres. La vachette multicolore admirait les héroïnes de ces histoires, rêvant à son tour de parcourir les sept mers sur un bateau pirate, de devenir une rock star, mais surtout, de goûter l’herbe sur la lune… Oui, c’était son plus grand rêve, pouvoir sentir ces petits brins opaline crépiter sur sa langue, craquer sous ses dents, et emplir ses papilles de leurs délicats arômes. Depuis que sa maman lui avait raconté l’histoire de Myrtille, la vache cosmonaute, elle n’avait cessé de rêver de pouvoir suivre ses traces.
Malheureusement plus le temps passait, plus la santé du jeune animal déclinait, en effet depuis quelques temps la solitude l’avait poussée à ne plus sortir, restant enfermée dans l’étable, refusant de manger ou boire quoique ce soit, passant son temps allongée dans la paille. Au début Gaston avait pensé à une passade, mais un symptôme plus inquiétant l’avait frappé, Rainbow perdait ses couleurs chatoyantes qui semblaient comme délavées. Le fermier tenta alors tout ce qu’il pouvait pour aider la vachette, faisant appel aux plus grands spécialistes du monde animalier, mais personne n’ayant jamais observé de vache multicolore, aucun ne parvint à lui venir en aide et il commençait à désespérer.
Un soir Rainbow décida de sortir admirer l’astre qui la faisait tant rêver, elle sortit donc hors de l’étable, le regard vers le ciel, observant d’abord les étoiles comme tant de lucioles parsemant d’éclats argentés la toile bleue marine du ciel. Puis elle se tourna vers l’énorme rond gris qui éclairait légèrement l’ensemble de ce tableau d’un voile blanc.
Tout à côté de la lune, la jeune vache aperçue ce qu’elle prit d’abord pour une étoile, mais, au fil des secondes elle se rendit compte que celle-ci semblait se rapprocher et être plutôt de couleur rose.
Le point se rapprochait de plus en plus, laissant une forme se dessiner en son centre, Rainbow restait immobile, à la fois inquiète et curieuse de ce que pouvait être cette chose qui venait à sa rencontre. Quand elle fut arrivée à sa hauteur elle se rendit compte que c’était en fait une jolie petite fée entourée d’un halo rose. Cette dernière lui expliqua que la raison de sa perte de couleur était dut à son malheur. En effet, ses couleurs pimpantes étaient directement liées à son humeur, mais elle avait été tellement triste ces derniers temps qu’elles étaient presque toutes effacées, il subsistait seulement quelques pâles taches sur sa robe devenue d’un blanc maculé. La dernière chance de Rainbow pour récupérer sa robe colorée était de réaliser son plus grand rêve, mais comment faire pour aller sur la lune quand on est juste une vache ?
La fée lui annonça alors qu’elle était là pour l’aider dans sa tâche et qu’elle pouvait lui accorder un seul et unique vœu pour lui permettre d’y parvenir. La vachette réfléchit quelques instants à comment aller sur la lune, elle pensa d’abord à demander des ailes, mais elle avait peur de fatiguer avant d’avoir atteint son but, elle songea alors à une fusée, mais eu peur de ne pouvoir circuler à sa guise au milieu des instruments nécessaires au bon fonctionnement de l’engin. Elle demanda donc une montgolfière lui permettant de voler jusqu’à la lune. Le halo autour de la fée s’agrandit, gagnant en luminosité, jusqu’à éblouir totalement Rainbow. Lorsque la lumière diminua jusqu’à disparaitre totalement un magnifique ballon tout coloré trônait à sa place, attendant patiemment que la jeune vache prenne place à son bord. En regardant l’engin elle put voir toutes les couleurs qui ornaient sa robe il y a peu de temps encore, ce qui la poussa à surmonter son inquiétude pour monter dans la nacelle.
Elle s’engagea à bord, hésitante, et instantanément la montgolfière prit de l’altitude, s’envolant de plus en plus haut. Elle voyait la ferme s’éloigner, jusqu’à se fondre dans le village, qui lui-même se fondait au milieu de l’ensemble des villages, le paysage ne devenait plus qu’une toile d’un bleu profond parsemée de points lumineux. Plus le sol s’éloignait et plus l’air se rafraichissait, elle décida donc de s’allonger dans la nacelle pour dormir un peu.
A son réveil elle regarda par-dessus bord et fut surprise de ne plus voir les champs et les rivières, ce qu’elle apercevait n’était plus qu’une planète éloignée et éclairée seulement par endroit, elle était maintenant plus proche de l’astre de nuit que de sa planète natale, cette idée l’effraya quelque peu, elle n’avait jamais quitté son champ et se savoir si loin à cette instant lui parut totalement fou.
Au bout de quelques heures le ballon toucha le sol lunaire, Rainbow leva la tête, regardant tout autour d’elle. Sous ses yeux un magnifique spectacle se dessinait, le sol rocailleux et gris était parsemé de petites touffes opalines, celles-là même qui avaient tant fait rêver la vachette. Elle les contempla un moment, s’imaginant goûter à toutes ces brindilles qui se présentaient à elle, tentant de deviner leur parfum, le plaisir qu’elle ressentirait en les sentant glisser jusqu’à ses estomacs.
Elle sortit alors prudemment, posant une patte après l’autre au sol, avec la légèreté due à la gravité moindre sur cette planète. Elle s’approcha d’abord d’un premier petit tas d’herbe, le humant d’abord, n’osant y gouter. Son museau effleura les brins avant qu’elle n’ouvre sa mâchoire en grand pour y attraper l’objet de sa convoitise. D’un coup ses yeux brillèrent d’une lueur indescriptible, elle sentit comme un feu d’artifice dans sa bouche, un mélange de saveurs indescriptibles envahirent ses papilles, chaque mouvement de sa mâchoire ne faisait qu’accentuer l’intensité de ces délicieux parfums, et plus rien n’importait pour Rainbow que le plaisir que ce met délicat lui faisait ressentir. Si bien qu’elle ne remarqua pas le retour progressif de ses couleurs, chaque bouchée quelle prenait rendait sa robe plus éclatante, plus colorée qu’elle n’avait jamais été, mais aussi la disparition du ballon qui l’avait amenée. En effet le retour de ses couleurs avait pour effet d’effacer peu à peu la montgolfière, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus qu’un souvenir dans l’esprit de l’animal.
Lorsqu’elle releva la tête pour observer autour d’elle, elle se rendit compte que son moyen de locomotion n’était plus là et qu’elle se retrouvait désormais coincée ici. Elle contempla le paysage qui s’offrait à elle et comprit qu’elle avait enfin obtenu ce qu’elle avait toujours voulu, elle pouvait savourer l’herbe sur la lune et ne subirait plus la pression des autres bovidés qui la trouvaient trop différente. Elle jeta alors un coup d’œil à la Terre, pensant à sa maman et à Gaston avec une pointe de nostalgie. Aujourd’hui encore, les soirs de pleine lune, on peut apercevoir Rainbow, la vache qui avait réalisé son rêve, orner de ses couleurs pimpantes l’astre nocturne.
HISTOIRE N°6 : Sujet imposé : « Un homme décide d'acheter un poisson rouge pour palier à sa solitude. Il se rend compte que ce poisson rouge à des pouvoirs magiques. »
Jean Claude et le poisson magique.
C'est l'histoire d'un vieux qui se sentait seul. Sa solitude datait de plusieurs années.
Depuis la mort de sa femme en fait. Il n'avait pas beaucoup pleuré ce jour la. Moins que le jour ou la petite jeunette qu'il se tapait était morte, elle aussi. Mais bon, ca ne l'empechait pas de... Continuer. Mais c'etait franchement (et fraichement) pas pareil.
De plus, il etait du genre solitaire, il avait du mal a se faire des amis, et encore plus a les garder. Il se demandait comment palier a sa solitude depuis quelques jours. Et un matin, il eut une illumination : il allait s'acheter un animal de compagnie.
Arrivé a l'animalerie, un autre dilemme se presenta a lui : quel animal choisir ? Un chien ? Bien trop contraignant, il faut le sortir et tout.. Un poulpe ? Non, c'est visqueux, personne n'aime les poulpes. Un lama ? Cela semblait etre l'animale ideal, avec son pelage soyeux, ses sabots d'un brun profond, ses yeux vides de toute ame et ses glaires si verts, si gluant... Mais il coutait bien trop cher. Et oui, avoir l'honneur de posseder le plus bel animal du monde, ca se merite. (histoire totalement objective.) Et tout a coup, entre l'aquarium mal lavé du poulpe et la cage dorée du lama, il apercut l'animal qui lui conviendrait le mieux : un magnifique et minuscule poisson rouge.
Il retourna chez lui avec sa nouvelle conquete. Il le cala entre deux coussins de son canapé. Mais malheureusement, l'aquarium bascula, se brisa sur la moquette (si c'est possible!) et le poisson se mit a agoniser. Le vieux tenta le bouche a bouche (ca a une bouche un poisson?) mais au lieu de le reanimer, il l'avala. Il pleura toute la soirée, mais ca ne le ramena pas. Il n'avait decidement pas de chance pour garder ceux qu'il aimait, hormis la jeunette qui etait toujours dans le placard. Il pleura, bien plus qu'a l'enterrement de sa femme, et, de dépit, alla se coucher.
Le lendemain au petit dejeuner, alors qu'il pleurait encore, il entendit une voix dans sa tete :
« Hey Jean Claude ( tous les vieux ont un nom composé avec Jean) arrete de pleurer, je suis toujours la ! » « Hein ? Se dit le vieux, Comment ca se fait ? Faut vraiment que j'arrete de boire du rhum dans mon café, ca ne me reussit pas. » « Mais non, je suis ton poisson ! Je suis l'un des derniers poissons rouges lunaires a nageoires caudales de la pleine lune magiques. Et je peux exaucer plusieurs de tes vœux. » « Un poisson lune quoi ? Bon, souhate. (S.O.U.H.A.T.E!) J'ai le droit a combien de vœux ? 3, comme avec tous les génies? » « Non, 1) Je suis PAS un génie, 2) je suis totalement anti conformiste. Moi j'en donne 4. Mais depeche toi, tu commences a me digerer. »
« Qu'est ce que je pourrais bien demander ? » Se questionna longuement le vieux. «
Qu'est ce quile (parfaitement.) manque le plus a ma vie... »
Alors il rappela le poisson. « Je veux une femme parfaite. » « Entendu. » Et * plop *, apparut devant le vieux une femme magnifique. « Wahou... Comment t'appelles tu ? » « Je suis Lueva, mais appelle moi Lulu ! » Et c'etait la femme parfaite. Ou plutot, c'etait parfaitement une femme. Au bout de cinq minutes, elle lui demanda sa carte bleue pour aller faire du shopping, et quand il lui demanda de le rejoindre dans son lit, elle le baffa et s'en alla
« T'es vraiment trop con, dit le poisson, comment tu veux plaire a une femme serieux? »
« Bon ok, dit le vieux, pas de femme. Je voudrais... Je voudrais un homme fort, qui puisse me sauver si un incendie se declare, ou au moins qui puisse m'ouvrir mes bocaux de cornichons.»
Apparu alors un jeune homme tres musclé. « Salut le vieux, je m'appelle Gotaga ! Besoin d'aide ? »
« Non, pas pour le moment » « Bon ok, je vais regarder la télé » « Mais qu'est ce qu'il est serviable.. » se dit le vieux, empli d'admiration.
1h apres, il alla chercher Gota, toujours les yeux visés sur la télé. Le salon etait un veritable champ de bataille. Entre les paquets de chips eparpillés partout et les bouteilles de biere vides jonchant le sol, il n'y avait plus un cm² d'espace libre. « Euh... Excuse moi, mais je crois que tu vas devoir partir » « Ok, c'est pas grave j'ai vu une jolie fille dehors » Et Gota alla rejoindre Lulu sur le perron.
« hum, tu sais que tu viens de faire partir deux de mes creations ? » « Oui bin elle etaient nulles » « Pbrhrb » « Hein ? » « Non rien, mais depeche toi, je commence a etre serieusement digéré »
« Ok alors, reflechissons peu mais reflechissons bien... De quoi ai je besoin ?..... Oui je sais ! D'une personne sachant me faire de bons gateaux, qui soit gentille et... » * Plop
* Apparut une petite brunette toute mignonne « Salut, je m'appelle Ches, j'adore faire des meringues, et j'adore nourrir des licornes avec ! » « Des licornes ? N'importe quoi.. Vraiment bizarre... »
Au loin, on entendit la voix de Lulu « Oh, une licorne ! » « Oussa, oussa ?! » Et Ches disparut a son tour.
« FNSIUSQKCPA ! DIGESTION VSJIQNIOS ! » « Bon bon, ok. Alors.. Je sais. Je ne veux pas la personne parfaite. Je veux la personne parfaite pour moi. »
Et tout a coup, un beau jeune homme apparut dans un nuage de paillettes. « Mon ame sœur est un homme sans blague ? » « Un homme mais pas n'importe lequel.. Je suis le celebre Zonzon, celebre pour ses multiples conquetes, pas toutes feminines, et surtout, pas toutes humaines...;) »
« Bon ca devrait faire l'affaire. »
Et ils se marierent grace a la loi, qui est passée d'ailleurs, concernant le mariage pour tous, et ils eurent pleins d'enfants, tous portés par Zonz (vous ne voulez pas les details,non.)
La morale de cette histoire : Les Kinders Pinguis sont meilleurs quand ils sont conservés au frais.
Nan serieux, la vraie morale de cette histoire : Meme si vous n'etes pas jeune, pas beau, et pas riche, vous pouvez quand meme trouver l'amour, grace a l'acquisition d'un poisson rouge lunaire a nageoires caudales de la pleine lune magique. Fastoche quoi.
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